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Rock In Opposition
France Event
Avril 2009

HISTORIQUE

L’origine
Rock In Opposition ou "RIO" est à l'origine un collectif de groupes Rock "progressifs"
(à l’époque ce terme avait un sens)
, qui vers la fin des années 70, avait en commun leur opposition à l'industrie
musicale qui refusait de reconnaître et de publier leurs musiques. RIO a été créé par Henry Cow en mars 1978.
Ils invitèrent quatre groupes européens à venir à Londres pour un festival intitulé "Rock In Opposition".
Ces groupes étaient : Henry Cow (UK) , Stormy Six (Italie) , Samla Mammas Manna (Suède) ,
Univers Zéro (Belgique) et Etron Fou Leloublan (France).
Après le festival, RIO devint une une véritable organisation qui se chargea de représenter et de promouvoir ces membres..
Trois autres groupes rentrèrent dans le collectif : Art Bears (UK), Art Zoyd (France) et Aksak Maboul (Belgique).
Plusieurs festivals RIO eurent lieu ensuite en France, Italie et Suède.
Chris CUTLER d’ Henry Cow fonda alors le label ReR (Recommended Records)
comme un modèle de compagnie de disque sans but lucratif.
RIO en tant qu'association n'existe plus, mais l'esprit de cette démarche s'est imposée. Si RIO n'a jamais
eu comme critère les "styles de musique", le terme RIO est souvent utilisé par le public, la presse et les distributeurs
pour classifier certains groupes. Aujourd'hui, et parce qu'il est difficile de donner un nom à leurs musique ,
certains groupes se voient « étiquettés » RIO. Citons entre autre : Thinking Plague (USA), Present (Belgique),
Miriodor
(Canada), Ahvak (Israel), Neblenest (France), 5uu's (USA), Guapo (UK) et U Totem (USA).
L'appelation RIO est maintenant synonyme d' « Avant-Progressive Rock » ou d’ « Experimental Rock ».
Rock In Opposition France Event 2007
Lors d'une rencontre à Bruxelles en décembre 2005, Michel BESSET et Roger TRIGAUX évoquent ensemble
leur envie commune d’insuffler, en France, et ailleurs dans le monde, le combat étant interplanétaire,
une nouvelle dynamique autour de ces musiques qui les passionnent depuis les années 70.
Pour l’un (Roger), c’est l’engagement permanent d’un musicien refusant de «se vendre » ou d’ « adapter » sa musique aux
« goûts » de publics, souvent peu exigeants, tout en assumant toutes les difficultés qui en découlent, qui provoque ce désir.
Pour l’autre (Michel), c’est la volonté de « revenir » à des courants musicaux qui ont façonné
l’identité de l’association « Transparence » qu’il a fondé en 1974. Période qui, pour lui,
était porteuse d’un esprit musical particulier et d’un véritable engagement des artistes qui firent naître de nombreuses initiatives passionnées, comportant de véritables prises de risque car hors normes et donc hors des circuits commerciaux.
De plus, Michel et Roger assistaient depuis plusieurs années à la multiplication dans le monde entier de Festivals
de musiques dites « progressives » qui n’en ont que le nom, la plupart (pas tous heureusement) des artistes s’y produisant
ne présentant en fait que de pâles copies d’anciens groupes cultes.
Il fallait présenter autre chose...
La naissance de cet événement est donc le prolongement des concerts développés depuis des décennies par l’association « Transparence » à Carmaux et Albi dans le sud de la France (Henry Cow, Art Zoyd, Léo Ferré,
Univers Zero, Magma, Nucleus, Contrepoint, Present, …
).
Il est l’illustration de l’engagement de cette association aux côtés d’artistes décidés à faire de la musique SANS concessions,
CONTRE un système commercial qui les réduit à vendre des produits propres à satisfaire une demande générée par
le système lui-même. Et dans lequel beaucoup d’artistes sont aspirés malgré (???) eux.
EN OPPOSITION à un système qui semble inéluctable mais qui se dévore lui même.
Il ne s’agit pas de se réfugier dans le passé.
Dans les années 70, il fallait se battre, et actuellement c'est encore pire,
pour diffuser ces musiques jugées parfois difficiles d’accès.
Simplement parce qu’elles demandent, non pas un effort de la part de l’auditeur, déjà flatté par des musiques de loisir,
bêtifiantes, superficielles, mais simplement de la curiosité pour les démarches nouvelles, pour un autre devenir.
Le langage complexe, l’émotion et la profondeur, le véritable travail en groupe qui caractérise les musiciens jouant ces musiques
ont traversés plusieurs décennies, et intéressent de plus en plus les jeunes générations lassées des « discours » faciles,
et des musiques de consommation courante.
En France, le symbole en est Magma, dont la portée de la musique s’est révélée avec les années.
Mais Robert Wyatt et le Soft Machine, Miles Davis, Jimi Hendrix ont été, hors hexagone,
des référents importants pour toute une génération.
Parfois, la musique atteint son but. Quand elle en a un.!
Ces musiciens nous ont ouvert l’esprit, nous ont donné le courage de combattre,
pour nous-mêmes, pour la musique, pour l’être humain dans son ensemble.
Après plus de trois décennies, nous réalisons à quel point cela compte. Après avoir expérimenté
d’autres formes musicales, nous sommes maintenant en mesure d’en comprendre toute la portée.
Michel BESSET / Roger TRIGAUX